Ma terre se meurt sous l’eau amère. Les mots languissent jusqu’à flétrissure. Sur ma gorge appesantie une dalle noire et froide, et l’étincelle faiblit. Au jardin des mots, une blessure d’amour coule sa noirceur. Et le désir devient aphone. Le ciel de l'Afrique ne frémit plus sous l’envol des flamants roses. Elle me tait. L’absence. Celle qui me nie jusqu’à la moelle, celle qui troue ma parole, m’efface du miroir …
Fin

Ah! vent froid d'hiver -
clameur de l'eau se brisant
contre les rochers
(Buson)
De blancs silences voilent ma page. L’heure d’un au revoir m’est venue. D’écrire beau, l’envie n’est plus. Juste un peu de poussière que ma plume soulève, comme un geste de ménagère dont la vie s’effile au rouet du plumeau. J’époussette des mots-brindilles, des mots qui ne veulent rien dire. Juste pour la mémoire, le geste d’écriture… Le Mot.
F i n
7.12.05 04:29
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Sasquatch / Website (8.12.05 00:47) L'air sec des hautes latitudes ne devrait froidure, éponger nos basses attitudes. L'hiver n'est qu'une pause Repose dans ton lit vert Je suis maintenant ici, à l'abri des requins Marco |
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Yann / Website (8.12.05 08:39) passe nous voir de temps en temps pensées amicales, Yann |
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Martine-Valentine / Website (13.12.05 20:09) Ce n'est pas un texte qui donne l'impression d'une panne d'inspiration. Mais il est vrai que c'est d'hiver qu'il parle : juste d'un engourdissement momentané. |
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aeraine / Website (16.12.05 12:39) Ecrire le beau au travers du miroir... Ne serais-ce pas une solution au désespoir de la solitude hivernale? N'oublie pas, l'art n'a de "vérité" que dans les sens de celui qui le contemple.Dans ton miroir tu ne verras que ce que tu voudras y voir - même rien, tu le verras- mais pour nous autres, ton écriture, si c'est le reflet de ton âme, c'est aussi et surtout l'image de nos personnalités. Ce dernier (?) texte est déjà interpreté... Prends bien soin de ce mot FIN!Et fait de son absence ta force...il viendra, un jour, tout seul, sans que tu ne l'appel; et ce jour là, tu auras besoin de sa vérité. |
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atanane / Website (5.10.06 05:15) Tendresse de voir naître les mots A travers le rai de lumière qui traverse l' ombre, illumine la page féconde en émotions, images, en une multitude de sentiments, Attendant dans l' espace blanc et offert, l' accomplissement du miracle de l' écriture, Destinée du Verbe limpide. Que tes enfantements soient sereins et bénis. |
