A peau d'âme, les mots
Infini d’amour l’écho J’ai la nuit dans les yeux La passion en abîme Je m'effeuille vertes racines Dans la pénombre d’une enfance Miroir à contresens Mon visage se démembre Photogramorphose d’un instant Déjà se consume Fragile inconstance d'une courbe de temps L’hier de mes ans Se lever le corps ombré d’ennuiffice noire hellébore de l’absence la nuit charrie une indicible douleur miroir - l’oubli m’abîme me ride le rire visage en aphonie Qu’importe! Je me levai le geste verrouillé l’âme en défaite un dernier regard une oreille distraite Benabar chante Dis quand reviendras-tu… trois petits points de suspension qui me creusent le corps la peau tendue comme l’hymen au temps des premiers émois ceux que l’on rêve beaux ceux que l’on ose - à petits pas en gestes nus qui s’effeuillent de caillou à genou les mots se découvrent les mots se déchirent - dans le blanc petit matin un premier amour se meurt derrière la porte close L’ombreffice sur ma peau ruisselle l'inconnue lumière des mondes miroirs ellipsoïde de l’infinitive réminiscence ni mâle ni femelle l'ombre goutte de lune sur la tête du serpent en mon sein rouge l’originelle meurtrissure le temps de la césure l'ombre ciboire du Verbe qui ruisselle le feu blanc sur le sombre de ma peau Sur une page virtuelle effacée, le serveur retrouve un poème cachéffice chant de vigne oublié il fait chaud au cœur l’envie naît d'un poème renouvelé Ton corps au creux de mon corps noue les voiles du berceau ma main poisson lune glisse feuille de soie sur ton front lisse Adieu noirceur de la sombre eau mes lèvres sur le faîte de ton nez ovulent un baiser sur le silence des mots quand s’élève le rouge coquelicot ma langue voyageuse de délices chemine dans l’entre-deux rives Ô ta bouche ! Ce doux calice Que les mots m’en dérivent dans l’ouvert du tombeau abandonne ta loi délaisse tous tes maux poussière étoile nos corps s’envolent sur les ailes de l’amor viens mon amour à l’aube de l’ultime renaissance déployons nos ailes d’anges déchus dans un grand bruissement orgasmique mille mille flamboyances J’ai traversé le miroir de la nuitffice En ce lieu obscur où ne vivent ni Les rêves ni les belles légendes Seul un noir regard où tournoient les ailes Annonciatrices d'une hurlante Terreur Seul un noir verger où mille potences Jusqu’à la déchirure pendulent Nos espoirs
Sous la morsure des souffles tourmentés.

oeuvre de Nguyen Dinh Dang
c'est le temps de la transhumance
l'inaccompli d'un désir endormi
à l'embellie de mes lèvres violine
Désirante je m’enflamme
Exaltée d’un feu inconnu
Sur ma peau qui se pâme
Il me vient ce geste nu
Révélation de l’intime tu
désir
inconscient de soi-même
ignoré de moi-même
enfoui dans le noir de ma mémoire
l'Il
Lien subtil éclos entre le tu et le je
antériorité
orbitale de feu
schisme de ma naissance
l'à venir de la vie
de mes racines il est l'arpent
c'est le temps d'avant le monde
le temps antique d'une galaxie
Altaïr Achernar ou Canopus
de cet âge l'oubli m'est venu
Glaces éternelles
Apocalypse atemporelle
Linéaments d’un futur
Avesta d’un nouvel azur
Xanthiques mondes de l’incréé
Irréalité de mes rêves
Envie secrète d’une nouvelle ève
c'est le temps de la tourmente
au coeur sombre de mes nuits
c'est le temps d'une nouvelle encre
au bout des doigts mes mots bleuis
hallucinent
24.9.05 01:54

La plainte du vent
me roule - corps d’étoupe tourneboulé
sur le sable fuyant
corps halluciné
comme un gopura dressé -
sur le cœur d’une cible de soie
mes doigts se crispent – voyelles de pierre
gravées
dans l’intuitive pupille d’un premier
né-de-poussière
sur l’aile du vent l’émerillon
plonge vif en mon tréfonds - comme un vide-matière
qui m’effile - ondoyante frayère
abée
d’un plus haut voyage
qui m’accouche de soi
a cappella
15.9.05 02:58
texte écrit pour Coïtus impromptus
Verticale carrée
de mille ajours ocellée
la Tour
m’
E
L
E
V
E
femme parjure
féminin sous rature
sur les chemins du monde
percute un chant du désert
chemin de traverse
"je" résonance
me brouillonne
S
U
I
S
inachevée
…
12.9.05 23:21
Des poètes m’ont incitée à jouer
lettres coulées entre les doigts
F à foison…
feuille folle
frémissement fugace
féline froissure
fragile féminitude
formes fortuites
floconneuses fractales
frises fragmentées
féconde fulgurance
feu follet
fœtale fascination
fatalité fléchie
fantasmatique féerie
forces foënes
6.9.05 20:27

photo: James Nachtwey
là le soleil se voile
volutes meurtrières
sur les visages la guerre
décime les espoirs
et la douceur de ton regard
troué de noir
à l'est et à l'ouest
la mémoire éparpillée
l'errance d'une chair
meurtrie
sur la rose des vents hurleurs
crucifiée
AP/Melissa Phillip
le visage de l'homme
défiguré
ni homme ni bête l'humain
dont l'âme forgée
dans les feux de géhenne
perpétue le geste assassin
photo (Reuters): Karreem Raheem
serait-ce la fin des temps?
nul lieu
où la colombe puisse en la ramée nidifier
nul lieu
pour les enfants en ronde s'élancer
gestes d'amour
jubilatoires
d'espérance me pleuvine
1.9.05 23:43

11.8.05 22:18
ffice" />
5.8.05 23:15
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29.7.05 00:04
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22.7.05 22:59
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17.7.05 13:39
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